Le métier de distillateur est un maillon essentiel dans la chaine de fabrication d’un parfum :

Avec Jean-Marie Ghibaudo nous découvrons les coulisses de la parfumerie.

Au sein du Groupe Mul depuis 30 ans, il partage son amour des plantes – une en particulier… -, les valeurs qui l’animent, sa complicité avec les parfumeurs et sa passion pour la transmission.

Bonne écoute sur le podcast La Voix du Parfum…

https://www.youtube.com/watch?v=Q2nmuB3kV6k&t=22s

Jasmin et tubéreuse… l’été s’en va

Un mois après l’autre, saison après saison, les plantes à parfum se succèdent et se cueillent, se travaillent, se façonnent en pays de Grasse. Ces deux plantes à parfum se racontent aussi sur le podcast La Voix du parfum tandis que dans le territoire de Grasse, la cueillette s’achève. (jusqu’en octobre)

Le jasmin : cultivé sur une douzaine d’exploitations, la petite fleur blanche – Jasminum Grandiflorum pour les botanistes – éclot la nuit et se ramasse le matin.

Un labeur souvent éprouvant effectué à 90% par des femmes, accroupies ou courbées sous le soleil, exclusivement à la main et d’un geste répété chaque jour.

Il faut 8.000 à 10.000 fleurs pour faire un kilo à la pesée en fin de matinée.

Dans la région, on cultive le jasmin depuis le XVIIe siècle pour la parfumerie. La plante trouve ici le climat et le terroir qui lui convient pour s’épanouir : une chaleur relativement importante et l’humidité. Un air pas sec et la mer qui amène un petit peu de brise humide.

Les fleurs sont ensuite mélangées à du solvant, puis un extrait est transformé en absolu, la matière première utilisée dans les parfums. Pour avoir un kilo d’absolu, il faut environ 700 kg de fleurs.

Quelques parfums et le jasmin :

Liu de Guerlain – N°5 de Chanel – 24 Faubourg d’Hermès – Arpège de Lanvin – Diorella de Dior – Mille de Patou – First de Van Cleef & Arpels, Jasmin Rouge de Tom Ford – Jasminum Sambac de Chloé – Imperial Tea de By Kilian – Cèdre Sambac d’Hermès – A la Nuit de Serge Lutens, – 3 fleurs de Parfum d’Empire – Organza de Givenchy – J’adore de Dior. Jardins de Bagatelle ou Samsara de chez Guerlain… et bien d’autres !

A retrouver en podcast sur la Voix du Parfum :

https://www.youtube.com/watch?v=AboZsCaSd9M&t=16s

La tubéreuse également blanche, est une plante à parfum qui se présente sous forme de grappes.

D’origine mexicaine, aujourd’hui cultivée essentiellement en Inde ( le premier pays producteur mondial ), elle a rejoint le bassin grassois à l’époque de Catherine de Médicis.

Depuis une dizaine d’années, on la considère à nouveau comme une fleur d’exception, au même titre que la Rose centifolia  le jasmin, le mimosa ou l’iris. Désormais, la culture de ces plantes ne s’étend que sur 40 hectares, contre 1.300 au XIXè siècle. De Pégomas à Callian, 7 producteurs ont relancé cette fleur au parfum inoubliable. La récolte a lieu à la fin de l’été.

La senteur naturelle de la tubéreuse s’obtient par extraction aux solvants volatils. Pour la parfumeur Sylvaine Delacourte ” La tubéreuse possède une odeur narcotique, elle est un peu médicamenteuse en notes de tête, comme une senteur de pommade, mais après quelques secondes la tubéreuse offre une senteur sulfureuse entre nectar miellé et confit, généreuse à l’excès, exotique. La tubéreuse est vénéneuse et extrêmement sensuelle.

Egalement sur le podcast La Voix du parfum

https://www.youtube.com/watch?v=xjWkBE7IP_s

Quelques parfums & la tubéreuse

Fleur de Peau de Diptyque – Twilly d’HermèsDo son de Diptyque – Nuit de Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur – Gabrielle de Chanel- Fracas de Piguet – Poison de Dior – Jardins de Bagatelle de Guerlain- Mayotte de Guerlain – Joyeuse Tubéreuse de Guerlain – Giorgio Beverly Hills de Karl Lagerfeld – Tubéreuse Criminelle de Lutens – Carnal Flower de Frédéric Malle… et bien d’autres !