Une expo au Louvre à découvrir plus le plus grand plaisir des sens. Quand les parfums entrent au musée, tout peut arriver... Jusqu’au 6 janvier 2020.

Exemple olfactif vécu au musée du Louvre, au cabinet de curiosité installé par L’Officine universelle Buly à l’ombre des œuvres d’art. Vous attendent des parfums inédits à portée de nez. Attirée par tous, guidée par Ornella très professionnelle, je me laisse séduire par “La Baigneuse” par Daniela Andrier (maison Givaudan) pour Officine Universelle Buly 1803 présenté au Musée du Louvre

Avec ses reflets d’encens et de patchouli, elle surgit dans la fraîcheur du lavandin et prend la pose. Ingres semble sourire. Quelques effluves du parfum vous enveloppent et vous accompagnent jusqu’au chef d’œuvre. (Étage 2 – Salle 940). Le temps s’arrête. Pour la première fois dans l’histoire de la parfumerie française, est imaginée et créée l’odeur d’un chef-d’œuvre universel de la peinture et de la sculpture pour lui donner vie par le parfum.

De la Grande Odalisque d’Ingres à la Vénus de Milo, découvrez cette gamme de huit senteurs emblématiques dans la boutique éphémère du musée, transformée en un véritable cabinet de curiosités pour l’occasion !

Parmi eux, “La Baigneuse” de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1808) a inspiré. “À l’évidence, ce tableau est déjà “parfumé”. cette femme qui s’apprête à prendre son bain avec sa peau tendre et laiteuse, l’eau qui coule, le lin sur lequel elle est assise… J’ai immédiatement pensé à la fleur d’oranger, au néroli, à la lavande, un accord assez modeste évoquant les draps qui ont séché au soleil, le propre, la toilette, raconte le nez. Je vois les parfumeurs comme des traducteurs, capables de transformer une couleur, une lumière ou une texture en note. Ainsi le rideau de velours vert, à gauche, m’a évoqué l’absolu de lavande, riche et sombre.»

A découvrir les sept autres créations présentées jusqu’au 6 janvier 2020.