Créer l’envie. Faire passer un message. Traduire une odeur de manière visuelle. Représenter une époque. Se positionner sur le marché. Voici les cinq éléments que je considère à chaque début de projet.

Être graphiste et directrice artistique dans l’industrie de la parfumerie et des cosmétiques, c’est considérer le produit à part entière : de l’olfaction jusqu’à la texture du packaging secondaire en passant par le design de l’étiquette, et la cible que la marque souhaite atteindre.

Mais comment traduire visuellement ces différents éléments qui constitueront l’ADN d’une marque, d’une personne, d’un service ? Comment transposer le sens olfactif en sens visuel ?

Nous pourrions penser que l’alphabet a ses limites, et c’est le cas. Il n’existe pas de mot pour traduire précisément l’odeur de la violette par exemple. Nous utilisons alors des termes déjà existants, que nous combinons pour décrire les facettes olfactives de cette fleur. Nous disons qu’elle est poudrée, fruitée, verte, etc. Tout autant d’adjectifs qui font appel à nos autres sens. Visuellement, cela nous donne des indices. Ensuite il n’est question que d’interprétation personnelle et de représentation commune.

Prenons l’exemple de la facette poudrée de la violette : je peux choisir de la représenter par un parme et une texture poudrée. La facette fruitée par un moucheté éparse et couleur framboise. La facette verte est secondaire et plus discrète, plus linéaire.

Je peux choisir de la traduire visuellement par des effets de pinceaux effilés et verts. Cette interprétation graphique de la fleur de violette sera alors utilisée pour communiquer autour d’un parfum et via différents médias : sur son packaging primaire et/ou secondaire, sur le site internet de la marque, sur les touches parfumées, etc.

Bien-sûr, durant la création, je garde en tête les tendances graphiques de l’industrie et propose une solution innovante pour être distinctive sur le marché tout en apportant une valeur ajoutée au produit.

Mais savoir traduire une matière première de parfumerie ne me suffit pas ; je vais plus loin, et j’appréhende une marque dans sa globalité. Quelles couleurs répondent à quels codes ? Quels styles graphiques répondent à quelle cible ? Comment utiliser les typographies, quel message faire passer ? Dans un autre registre, plus artistique, comment traduire le processus de création d’un parfumeur ? Comment amener nouveauté et justesse à cette industrie en pleine réinvention ?

Le graphisme est là, sous nos yeux. Il peut nous paraître évident et pourtant nous le reléguons trop souvent au deuxième plan, séduits en premier lieu par un objet, une odeur. Il dit pourtant beaucoup, parle des langues différentes : celle des couleurs, de la typographie, de l’agencement dans l’espace.

Loin d’avoir un parcours classique, mon expertise créative, olfactive et mes connaissances solides du marché de la parfumerie et des cosmétiques me permettent de répondre de manière innovante aux besoins des clients de l’industrie. Ma formation en 5 ans à l’École Supérieure du Parfum m’a permis de savoir analyser un marché passionnant et de d’identifier les opportunités tant en création olfactive qu’en design graphique.

En tant que graphiste et directrice artistique freelance dans cette industrie, je développe des produits et des identités très variées pour de multiples entités, pour de nombreux acteurs phares de cette industrie. J’intègre des équipes structurellement différentes, et je crée pour les divers segments du marché. Jongler entre ces différentes typologies de clients me stimule au quotidien et je me réinvente à chaque nouveau projet”.

 

Claire CAMPI – Graphiste & Directrice Artistique Freelance spécialisée dans l’industrie de la Parfumerie et des Cosmétiques

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